À propos de Respirane
Je m'appelle Mathieu Roussel. J'ai fumé un paquet par jour pendant quatorze ans, à Strasbourg. J'ai arrêté, rechargé, recommencé tellement de fois que j'avais perdu le compte autour de la septième tentative. Aucun diplôme de tabacologue, aucune formation en addictologie. Juste un long palmarès de rechutes et, au bout du compte, une tentative qui a tenu.
Si tu es là, c'est probablement que tu envisages d'arrêter ou que tu as déjà essayé et que ça n'a pas tenu. Ce site, c'est ce que j'aurais voulu lire à ce moment-là.
Ce que j'ai traversé
Ma première vraie tentative, c'était en janvier 2010. Lendemain du Jour de l'An, forme classique. J'ai tenu dix-sept jours. J'ai repris le soir du 18 janvier, à une terrasse de la Krutenau, parce qu'un ami avait allumé et que je me suis dit que juste une ça ne comptait pas. Ça comptait. Les patchs ensuite. Trois semaines avant de craquer en terrasse. Arrêt brutal en octobre 2012 parce que j'avais lu quelque part que la volonté était suffisante. Elle ne l'était pas. Dix jours, puis un vendredi soir après une mauvaise journée de boulot. Une appli en 2014 qui comptait les euros économisés, un programme de trente jours en 2016 abandonné à J+22, de la gomme à la nicotine que je mâchais en même temps que je fumais (ce qui, je crois, n'était pas vraiment l'idée).
Au fil des tentatives, j'ai commencé à comprendre un truc que je n'avais pas vu au départ : ce n'était pas la volonté le problème. C'était que je ne distinguais pas mes déclencheurs les uns des autres. Le café du matin avait sa propre logique. La clope après le déjeuner, une autre complètement. Celle du quai du tram sous la pluie, c'était juste un rituel pour couper la journée, ça n'avait rien à voir avec le goût. À chaque tentative ratée, je me disais que j'étais faible. En réalité, je repartais de zéro sans avoir compris ce qui m'avait fait lâcher la fois d'avant.
Ce qui a fini par marcher
À la huitième ou neuvième tentative (je ne suis plus sûr du décompte exact), un coaching m'a forcé à cartographier ces moments à risque un par un. Pas de révélation. Juste le fait de regarder en face chaque situation et de décider à l'avance ce que j'allais faire à la place. Banal. Mais ça a tenu là où les autres méthodes n'avaient pas tenu.
C'est ça que je raconte sur Respirane : les méthodes que j'ai testées sur moi-même, ce qu'elles font vraiment, dans quel cas elles peuvent aider et dans quel cas elles risquent de te laisser tomber. Pas un comparatif sorti d'un algorithme. Mon parcours, avec les rechutes et tout ce qui va avec.
Ce que je ne suis pas
Je ne suis ni médecin ni tabacologue, et je ne prétends pas l'être. Tout ce que tu liras ici vient de ce que j'ai vécu et de ce que j'ai lu pour comprendre pourquoi ça ne marchait pas. Pour les substituts nicotiniques, les traitements médicamenteux ou une situation de santé particulière, parle à ton médecin ou à ton pharmacien. Le Tabac Info Service est joignable au 39 89, c'est gratuit, anonyme, et les gens qui décrochent savent vraiment de quoi ils parlent. Moi je parle juste de ce que j'ai traversé.
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Pour être clair : quelques liens de ce site sont affiliés. Un achat réalisé à partir de l'un d'eux me rapporte une commission, et le tarif que vous payez ne bouge pas d'un centime. Je ne mets en avant que des méthodes que j'ai testées moi-même.