Respirane

Mathieu Roussel

Écrit pour Respirane

À propos de l'auteur

43 ans, coordinateur logistique à Strasbourg, quartier Neudorf. Sur l'étagère à droite de mon bureau, il y a trois boîtes de substituts nicotiniques vides que j'ai gardées. Pas par nostalgie. Plutôt comme repère concret : chacune représente une tentative distincte, une approche différente, une façon de ne pas avoir abouti avant que quelque chose finisse par tenir.

Un paquet par jour pendant des années, parfois davantage quand les camions étaient en retard et que le téléphone ne s'arrêtait plus. Première tentative sérieuse avec les patches : allergie cutanée au bras gauche dès la première semaine, une plaque rouge de la taille d'une carte de visite. Douze jours, puis j'ai capitulé. Sevrage brutal ensuite, deux fois. La première a duré dix-neuf jours avant qu'un bouchon sur l'A35 un mardi matin ait raison de moi (j'avais un briquet dans la boîte à gants depuis le début, ce qui en dit long sur la sincérité de ma démarche à l'époque). La deuxième tentative : trois semaines et demie, puis une conversation qui dérape un jeudi soir, et j'avais rallumé avant même de m'en rendre compte. Deux applis ensuite, l'une qui comptait les euros économisés (ça m'agaçait), l'autre qui envoyait des notifications motivantes à 7h du matin (ça m'agaçait encore plus). Désactivées au bout de cinq jours chacune. En tout, cinq ou six tentatives échelonnées sur une dizaine d'années.

Arnaud, un ancien collègue devenu ami, avait arrêté de fumer bien avant moi. On travaillait dans le même open-space à Strasbourg, on fumait tous les deux à l'époque. Quand il a arrêté, il n'a jamais cherché à m'embarquer dans sa démarche. Il disait ce qu'il pensait, sans détour, mais sans insister. C'est à peu près l'approche que j'essaie d'adopter ici : poser les informations à plat, sans chercher à convaincre que telle méthode est la bonne pour toi.

Ce qui a finalement tenu : un programme de coaching structuré, démarré début 2023. Des objectifs hebdomadaires, un point régulier, quelqu'un à qui répondre chaque semaine. Deux ans plus tard, je ne fume plus. C'est cette expérience, et toutes celles qui l'ont précédée, qui forment la base de ce que j'écris ici.

Ce que j'écris ici vient de l'expérience vécue, pas d'une formation médicale ou d'un diplôme en addictologie. Quand une situation dépasse ce cadre (substituts nicotiniques à dose élevée, traitements sur prescription, pathologie chronique), un médecin ou un pharmacien reste la bonne porte. Le Tabac Info Service est joignable gratuitement au 39 89 du lundi au samedi de 8h à 20h, avec des tabacologues formés pour ce type de questions.

Transparence santé : les informations publiées sur ce site reflètent mon expérience personnelle et ne constituent pas un avis médical. Pour toute question médicale sérieuse liée au sevrage tabagique, consultez un professionnel de santé qualifié.

Écrits par Mathieu Roussel

Divulgation

Pour être clair : quelques liens de cette page sont affiliés. Un achat réalisé à partir de l'un d'eux me rapporte une commission, et le tarif que vous payez ne bouge pas d'un centime. Je ne mets en avant que des méthodes que j'ai testées sur moi-même pour décrocher.